Nombre total de pages vues

Introduction

Le souvenir s'efface, se transforme, les écrits restent. Je voulais témoigner d'un moment de vie, un moment de passion, le partager, le faire vivre a travers quelques mots, quelques pensées profondes. Témoigner et dire la vérité sur ce qui se passe dans la tête, non pas de toutes les femmes, mais d'une femme en particulier. Que se passe-t-il lorsque cette femme mariée de 40 ans se lance dans des ébats amoureux et passionnés, lorsqu'elle décide de réveiller sa libido et se lance dans l'échangisme, lorsqu'elle fantasme... a quand remonte cet erotisme? Dans les romans tout est beau, ici, il y a aussi des maladresses. Que se passe-t-il vraiment dans la chambre et dans la tête d'Annelie? Pourquoi son mari ne lui suffit plus ? Comment recours t'elle à une aide extérieure réelle ou imaginaire? Amis voyeurs j'espère vous faire vivre des moments d'érotismes intenses, d'exhibition et de libertinage... Des mots qui laisseront libre cours à l'imagination... A bon entendeur....



jeudi 26 août 2010

ch.14 Le strip tease



Annelie devra attendre un long mois avant de revoir son amant de nouveau, entre voyages et période estivale, il est bien difficile de gérer les rencontres...lui en demande t’elle trop ?
Cette fois ça y est, Nicolas trouve un prétexte pour échapper à sa femme une soirée, une nuit peut être… Nicolas fêtait son anniversaire deux semaines plus tôt et Annelie lui réserve un cadeau un peu particulier, un strip tease… C’est la première fois qu’elle fait ça, elle s’y prépare depuis 3 mois. Elle s’est documentée sur internet, a visionné un tas de strip tease différents en prenant des notes sur ce qui lui plaisait… puis la musique, elle en téléchargea des dizaines mais finalement opta pour Christina Aguilera, « Nasty naughty boy ». Ensuite il lui fallu trouver une tenue pas trop sexy, facile à retirer et qui fasse durer le spectacle… pas évident… et puis, les sous-vêtements adéquats, qui la mettraient en valeur, et elle dû l’entrainement, beaucoup de répétitions, seule face à la glace… une préparation sans doute très technique au premier abord me diriez vous, mais en fait il s’agissait plus d’une préparation psychologique, elle devait trouver la dose de courage nécessaire, l’assurance et l’estime de soi pour le faire... Pas si évident que ça de se lancer.
Annelie est enfin prête à la recevoir, elle ne peut plus reculer, c’est son cadeau d’anniversaire…Les bougies sont allumées, les lumières tamisées dans la chambre et l’ipod est calé, un peu nerveuse, comme a chaque première fois ; Nicolas sonne… Elle lui offre un verre, il prend une vodka. Alors qu’il l’embrasse sur le canapé et commence à déboutonner son chemisier, elle le freine et l’entraine dans la chambre ou son cadeau l’attend. Il ne comprend pas. Elle lui demande de s’allonger confortablement sur le lit. Annelie avait pris soin d’y mettre de gros coussins pour que la position soit aussi confortable que possible. Puis tout va très vite, alors qu’il ne comprend pas bien encore ce qui se passe et ou elle veut en venir. Annelie sourit gênée se demandant si elle va trouver le courage de commencer. Il a l’air un peu inquiet, la musique démarre… Annelie commence à se trémousser. C’est seulement quand elle déboutonne le premier bouton de sa chemise qu’il a l’air de réaliser ce qui se passe. Elle se caresse et essaie de garder des mouvements sexys, tout en se déshabillant en rythme… Elle scrute le visage de son amant essayant d’y lire quelque chose, une excitation, un sourire, mais il reste là sans expression. Incrédule ou impatient ? Est-ce que ça lui plait ? C’est difficile à dire, mais Annelie continue. Au moment de retirer sa jupe, elle sent l’excitation monter, la sienne, le plus dur est fait, le plus intimidant c’était de commencer. Ses mains vont et viennent sur sa peau alors que son bassin effectue des 8, des bascules d’avant en arrière et des mouvements secs de gauche à droite en descendant puis en remontant doucement jambes écartées... Elle retire son soutien gorge, Nicolas git inactif, comme torturé. Elle serre ses seins l’un contre l’autre et les caresses. En petite culotte et talons hauts, un pied sur le lit, elle caresse l’intérieur de ses cuisses, son abdomen, ses seins, son sexe. Elle écarte l’élastique de sa culotte et là Nicolas craque, au moment ou elle retire sa culotte, il quitte ses habits à la hâte et se jette sur elle. Chose qui l’arrange car elle ne savait pas très bien comment finir le spectacle…Tous les deux comme fous de désirs se jettent sur le lit et s’embrassent à en perdre le souffle. Est-ce l’effet du strip tease, l’effet de la vodka ou l’abstinence ? Il est dans un état second, ils ne prennent pas le temps de se caresser que déjà Nicolas la pénètre, presque sauvagement. Il est si dur, et elle est si mouillée… leur deux corps sont disposés en X sur le lit, Annelie lui tourne le dos, leurs jambes sont entrecroisées, les mouvements de bassin de Nicolas l’aide à s’enfoncer au plus profond d’Annelie, ses muscles se contractent. Elle commence à perdre le fil de ce qui se passe. Elle se recroqueville, toujours lui tournant le dos et il continue à la pénétrer, ses cuisses resserrées, elle le sent glisser, elle le serre dans son vagin. Elle sent les muscles de son corps se tétaniser, le plaisir prend le dessus, une fois encore elle se laisse aller… alors que les battements de son cœur reprennent leur rythme initial, Annelie caresse Nicolas. Elle le lèche, joue de sa langue et surtout de ses lèvres. Alors qu’elle le prend en bouche, elle prend ses testicules à pleine main et joue de ses doigts à la base de son pénis, il devient fou. Son gland commence à suinter alors qu’il ne cesse de caresser Annelie et de la pénétrer de ses doigts. Puis Annelie part dans un autre orgasme lorsqu’en 69 il la pénètre de sa langue, puis joue avec son clitoris et son anus. Les sensations sont tellement intenses, qu’Annelie ne sait plus quelle partie de son corps à lui stimule quelle partie de son corps à elle….ils ne font qu’un… Elle s’allonge de nouveau à ses cotés, et l’embrasse, goutant son propre sexe sur les lèvres de son amant qu’elle lèche à présent. Elle sent son désir, sa passion, Nicolas est redevenu l’homme qu’elle avait laissé, le cœur brisé un an plus tôt, ils ne s’embrassent pas, ils se dévorent. Nicolas essaie de calmer un peu le jeu, ils ne dureront pas longtemps s’ils continuent a ce rythme effréné. Il l’embrasse plus raisonnablement, et la caresse doucement, tendrement. Annelie à du mal à ralentir le rythme, elle est très excitée ; alors qu’il caresse son sexe assoiffé de plaisir, elle bouge pour que ses doigts la pénètrent de nouveau. Il la fait languir de nouveau, elle se tortille comme affligée du pire châtiment : la privation d’orgasme ! Nicolas se plait à la rendre suppliante, pour la punir, et l’exciter de surcroît, il lui met des claques sur le sexe, ces picotements lui donnent du plaisir, ses claques répétées lui rappelle a quel point elle lui est soumise et augmente son désir. Il bloque ses mains, elle se sent impuissante, entre les mains de son maitre. Puis il la masturbe, fort, toujours en tenant ses mains serrées, elle ne tient plus, elle voudrait qu’il la pénètre, de son sexe, de ses doigts, peut importe, le plaisir l’emporte. Encore au pic de son orgasme, Nicolas ne la laisse pas redescendre et la pénètre de son pénis. Les sensations sont décuplées par le frottement de sa verge contre son point G gonflé alors que son clitoris irradie toujours le reste de son corps. C’est insoutenable, l’apothéose. La contraction musculaire est intense, Annelie s’accroche a tout ce qu’elle peut, le drap, l’oreiller, le dos de son amant… elle étouffe ses cris qu’elle transforme en gémissements, Nicolas continue sur un rythme diabolique, un va et vient qui ne s’arrête plus… puis Il ralentit et se retire doucement, ils s’embrassent de nouveau, un court instant ils reprennent leur souffle et repartent dans un tête a queue hallucinant. La recherche continuelle de plaisir devient une maladie, le plaisir de l’autre devient un but en soi et tous les moyens sont bons pour l’atteindre. Ils se dévorent de nouveau, plus le plaisir est intense et plus Annelie le lèche avec ferveur… elle joue de ses doigts, elle le prend doucement comme un cornet de glace, elle aime tant lui donner du plaisir, le sentir réagir dans sa bouche sur ses lèvres, sur ses seins, contre son clitoris… Il bascule Annelie sur le dos et lui place un coussin sous les fesses, l’excitation atteint son maximum, est ce sa langue, son pouce, son index ou son majeur qu’elle sent en elle ? Annelie ne sait plus elle voudrait rester à jamais dans cet état d’abrutissement total, il caresse sa vulve de son pénis, son gland glisse entre ses lèvres et effleure son clitoris en érection à chaque mouvement de bassin, puis il la pénètre vivement, son souffle accéléré se bloque tout a coup, les veines de son coup saillent, la tête en arrière, elle ouvre la bouche mais les sons ne sortent pas, comment des sensations peuvent elles être si fortes ? Comment une pénétration peut elle contrôler le corps entier ? Ses coups de reins la font partir de plus en plus fort, de plus en plus loin… un jour elle ira jusqu’au point de non retour, elle le sent, elle en est si proche… le corps encore cambré, elle reprend sa respiration, l’oxygène qu’elle fournit de nouveau à son corps l’aide à redescendre, ses muscles se détendent et se relâchent. Elle caresse Nicolas qui git sur le dos, toujours en érection. Elle se penche sur lui de nouveau et masse son pénis de ses seins, lui offrant ses fesses, qu’il écarte et doigte de nouveau. Encore dans un autre monde, elle le lèche avec ferveur, avec ardeur ; elle n’est plus maitresse de son corps, tout n’est que pur plaisir et érotisme. Elle sent qu’il est prêt à exploser, elle pourrait freiner et faire durer encore mais elle a envie de le sentir partir, lui aussi, elle continue à le sucer sauvagement masturbant ses testicules, jouant de ses doigts, il ne tient plus, il jouit, fort, très fort, il crie de plaisir en éjaculant dans sa bouche un sperme chaud et délicat qu’elle délecte goulument... C’est la première fois, non pas qu’elle avale du sperme, mais qu’elle avale son sperme, qu’il ne la repousse pas au moment de l’éjaculation ; la première fois qu’Annelie goute sa semence et partage pleinement et jusqu’au bout ce genre d’orgasme avec lui ; elle est ravie, lui, il est ailleurs… elle se sent si fière d’être parvenue a lui donner un tel orgasme avec sa bouche, enchantée de retrouver complètement l’homme qu’elle croyait s’être éloigné, heureuse de ressentir tant de désir mutuel.
Incrédule, il reprend son souffle. Annelie caresse son torse et son visage, une tendre douceur l’envahie, ils restent la blottis encore bercés par l’extase.
Round 2
La discussion est agréable, le repos du corps bien mérité. Alors qu’ils discutent, il caresse machinalement sa cuisse. Elle sent l’envie grandir de nouveau. Ils s’embrassent. Les baisers de Nicolas sont différents, elle y sent un désir passionnel réel, bien loin de ces baisers furtifs qu’il lui donnait au début de leur rencontre 3 ans auparavant. Nicolas aime charrier Annelie sur son unique expérience homosexuelle. Il lui demande des nouvelles de Rose, son amante, comme il aime l’appeler. Ça l’excite, de savoir que les deux femmes sont sorties boire un verre la veille au soir. Il a envie de savoir les détails, savoir si de nouveau elles s’étaient embrassées ou caressées, il sait que ça gène Annelie, et ça le fait rire. Ça l’excite tellement qu’il saute de nouveau sur Annelie et l’embrasse passionnellement ; il lui pince fort le bout des seins, la caresse, la pénètre sauvagement de ses doigts de nouveau et masturbe activement son clitoris. Annelie ne sait plus où donner de la tête, elle bouge le bassin au rythme de ses doigts comme pour le sentir encore plus profondément. Elle aurait voulu que Rose soit la ce soir, Rose ou une autre, pour rendre Nicolas encore plus fou, elle aurait voulu qu’il les regarde se toucher, se caresser, s’embrasser avant qu’elles ne s’occupent de lui. Un trio l’ aurait peut être plus excité encore qu’un strip tease ? Annelie ne connait pas le trio, elle en a envie, très envie, elle en a un peu peur aussi, comme à chaque nouvelle expérience, peur d’avoir mal ou d’être jalouse au mauvais moment… mais l’adrénaline de la nouveauté la pousse toujours à aller plus loin. Elle veut rendre Nicolas fou, elle veut connaitre le monde, connaitre la vie, elle veut gouter à tous les plaisirs, coûte que coûte et ne pas mourir idiote… Annelie part de nouveau dans un orgasme violent en pensant à tout ça alors que son amant la pénètre de ses doigts en se caressant. Est-il lui aussi dans ces pensées de trio et d’orgies ? Encore sous l’effet de l’orgasme, Annelie arrive à temps sur le pénis de Nicolas pour jouer de la pointe de sa langue et le sentir éjaculer de nouveau. Elle adore plus que tout ce moment ou il crie de plaisir, le regarder partir dans l’extase, lire le plaisir sur son visage, sentir son corps entier vibrer, et son pénis battre au rythme de l’orgasme. L’orgasme synchronisé est une expérience très agréable, une symbiose parfaite, mais prendre le temps de regarder l’autre partir, voir sous ses yeux ses traits se déformer, ressentir la puissance de l’orgasme au travers du corps de l’autre est un accomplissement bien plus gratifiant aux yeux d’Annelie. Incapables de bouger, chacun parti dans ses pensées, ou peut être même tout simplement incapables de penser, ils reprennent des forces.
Puis ils se rhabillent et partagent un repas frugal qu’Annelie lui avait préparé. Ils s’installent fatigués sur le canapé. Annelie caresse le torse de Nicolas et ne se lasse pas de l’écouter. Il est tard, Nicolas a l’air épuisé, Annelie aurait aimé qu’il reste à dormir, mais il doit rentrer alors elle referme la porte derrière lui, elle referme la porte sur une soirée torride, une soirée qui a passé trop vite mais pleine d’érotisme de plaisirs et d’amour, espérant très fort au plus profond d’elle qu’il parviendra à revenir la voir le lendemain, ne serait ce qu’une heure, ne serait ce que pour partager un café avant de repartir loin d’elle. Elle sait pertinemment qu’il ne viendra pas, mais elle espère. Le plaisir est une addiction, Nicolas incarne le plaisir en chair humaine, difficile d’y renoncer, difficile de devoir s’en séparer sans déjà espérer le retrouver ….

Ch 13 Les retrouvailles: déceptions, doutes et plaisirs.

Annelie attendait ce moment depuis 6 mois, le moment ou enfin elle retrouverait Nicolas, ou les 12000 km qui les séparaient s’anéantiraient et ou elle pourrait enfin s’adonner aux plaisirs de la chair au creux de ses bras. La séparation fut longue et l'abstinence difficilement supportable pour Annelie. Seulement les retrouvailles ne se passèrent pas exactement comme escomptées, tout d'abord le destin....
Alors qu’enfin les heures finissent par s'écouler, à quelques heures des retrouvailles, les règles d'Annelie se déclenchent comme par malédiction. Ça commence mal, il faut prendre son mal en patience... inexorablement Annelie attend... elle craque, ce supplice lui pèse...Nicolas lui, plus mature et plus sage patiente apparemment relativement tranquillement. 6 jours passent, six longues journées, ou devrais je dire 8640 minutes… les amants ne tiennent plus, la maison d’Annelie n’est pas libre, mais ils décident de se retrouver dans le petit hôtel ou tant de choses se sont déjà passées entre eux. Cette première contrariété passée, Annelie est heureuse, si heureuse! Elle ne tient plus en place. Elle se gare, nerveuse... et attend… plus que quelques minutes… elle ne voit pas Nicolas arriver, et lorsqu'elle lève les yeux et l'aperçoit, debout, à l'entrée de l'hôtel, son cœur se met à battre la chamade, une bouffée de chaleur l'envahit, comme dans un rêve, il est la, souriant et la fixant du regard, secouant la tête, incrédule. Annelie le rejoint, elle aurait voulu se jeter sur lui, la sur le trottoir, le couvrir de baisers, qu'il la serre très fort comme pour s'assurer que c'était réel, mais leur relation illicite ne le leur permet pas. Les deux s'engouffrent dans l'hôtel, le portier n'a jamais été aussi long à leur donner une clé. Comme un flash Annelie se souvient comme elle était mal a l’aise au début quand ils se rendaient a l’hôtel pour quelques heures, maintenant tout ca lui est indifférent, elle trouve ça même excitant de savoir que ce type sait qu’ils sont là pour baiser…
Décemment, ils attendent l'ascenseur pour enfin se toucher, s'embrasser. Annelie trouve Nicolas soucieux et très fatigué, elle se demande comment il la trouve, il ne dit rien, sans doute son souvenir d'elle était meilleur, car son envie d'elle tout comme sa déception se lisent sur son visage. Annelie un court instant est mal a l'aise, elle aurait voulu n'être jamais partie, et si plus rien n'était pareil? Et si en accompagnant son mari à l’étranger elle avait tout perdu ? Ça fait des mois qu'elle rêvasse et s'invente une réalité qui est loin d'exister. Comment retrouver quelque chose qui n’a pas existé ? Pour survivre elle s'est créé un monde d'amour réciproque, elle s'est inventé un manque mutuel...et si toutes ces histoires qu'elle s'est racontées pendant ces longs mois n'étaient rien d'autre que des histoires? Cette réalité lui fait peur, la torture en silence. Elle voudrait aussi lui demander s'il avait fait l'amour à d'autres femmes en son absence, mais elle n'en trouve pas le courage, la réponse l'effraie, a t'elle vraiment envie de le savoir ? Là, maintenant? Elle le lui demandera plus tard….
Ces quelques instants dans la chambre qu'elle prend pour poser ses affaires, lui semblent interminables. Les pensées se bousculent dans sa tête, dans son cœur… Puis ils se jettent enfin l'un sur l'autre. Nicolas déboutonne hâtivement le chemisier d'Annelie et dégrafe son soutien gorge, il caresse ses seins comme ci il ne les avait jamais vu, il les embrasse, en pince les tétons, sans quitter Annelie du regard. Il aime lire le plaisir sur son visage, son regard change. Annelie ferme les yeux et la tête légèrement penchée en arrière elle savoure. Elle déboutonne à son tour la chemise de Nicolas et caresse son torse, alors qu'elle pensait qu'elle se ruerait sur son corps, elle trouve difficile de cesser de le toucher, de le caresser, de l'embrasser. Ses pulsions purement érotiques se sont transformées en pulsions amoureuses. Le contact de ses lèvres est si doux, ses baisers son si enivrants, ses caresses si tendres... Nicolas lui retire sa jupe et sa culotte, et la bascule sur le lit, il lui écarte les cuisses et la dévore... mon Dieu que les sensations sont fortes, les yeux fermés elle se sent transporter de nouveau, elle revit, elle en oublie le temps passé au loin, elle en oublie la nouvelle cicatrice qui lui traverse le bas ventre. Elle s'adonne à lui, corps et âme, elle s'adonne à son plaisir, à leur plaisir. Elle se laisse partir comme au bon vieux temps, l'abstinence a réduit sa résistance à la jouissance. Elle se redresse et l'embrasse, en déboutonnant son pantalon, elle caresse son pénis si dur à présent, puis elle se met a quatre pattes sur le lit et le prend dans sa bouche. Elle le lèche et le suce tout en caressant ses bourses, et le fixant droit dans les yeux. Il a l'air d'apprécier mais ses réactions sont différentes, peut être est ce son souvenir (à elle) qui est déformé... ou a t'elle perdu la main? Ils s'allongent sur le lit et se donnent du plaisir mutuellement, en 69, fellations et cunnilingus se succèdent, les orgasmes d'Annelie se succèdent aussi. Si elle a perdu la main, lui n'a rien perdu, il la connaît si bien, il la fait partir dans des orgasmes intenses a son gré, il joue avec elle et la regarde se tordre de plaisir sous ses doigts ou sous sa langue. Il admire, fier de son œuvre, son corps qui se raidit, les veines de son cou qui saillent, ses doigts qui se crispent sur les draps, ses mains qui s'accrochent a tout ce qu'elles peuvent, son souffle qui se coupe et ses gémissements qu'elle étouffe... orgasme après orgasme, elle tente de le satisfaire. Alors qu'il se masturbe, elle le lèche, joue avec ses testicules ... puis il la remonte, la serre très fort contre lui, il la bloque pour ne plus qu'elle bouge alors qu'il se masturbe plus fort et jouit. Elle aurait voulu participer plus a ce plaisir, elle aurait voulu être capable de le lui donner, ou encore qu'il jouisse dans sa bouche, sur ses seins... elle n'a pas senti le moment venir, il va falloir qu'elle se remette en route, elle a l'impression de l'avoir laissé tomber, de ne plus être à la hauteur... Nicolas gît sur le dos, il a l'air si fatigué, il est ailleurs, est il préoccupé ou déçu? Les amants discutent et plaisantent, le regard de Nicolas se pose sur son corps par moment et la tristesse se lit sur son visage. Il lui avouera par la suite qu'il l'a trouvée inutilement mutilée. Annelie est mal à l'aise. L'heure arrive de se séparer de nouveau, comme un soulagement, elle attendra avec impatience sa prochaine visite pour un retour à la normale. Elle aurait voulu ne pas être partie, n'avoir rien changé, tout retrouver comme avant. Fermer les yeux et revenir une année en arrière, sans départ...


Deux jours plus tard les amants se retrouvent de nouveau, Annelie ne peut plus attendre de sentir Nicolas glisser en elle, sentir son pénis dur a l'intérieur de son corps, aller et venir contre son point G. Il arrive chez elle et sonne à la porte… après s'être changée 10 fois et avoir même considéré lui ouvrir la porte en sous vêtements, elle lui ouvre la porte vêtue d'une jupe et d'un petit chemisier. Il faut qu'elle soit à la hauteur cette fois, elle veut le rendre dingue, retrouver ces échanges purement passionnels. Jouer. Il entre, la sensation est étrange, c'est comme ci il était venu la semaine dernière chez elle, elle le retrouve, comme avant, comme ci le temps ou elle avait été absente n'avait pas existé. Ils se dirigent vers la cuisine, un petit café s'impose, Annelie le regarde boire son café, elle sent un désir incontrôlable monter en elle. La discussion est tendre, le ton jovial. Elle le sent toujours préoccupé, un peu distant. Et si il n’avait plus envie d’elle ??? Il faudra un peu de temps pour qu’ils se retrouvent… Elle l'embrasse, son désir à lui commence à monter aussi, plus lentement, mais il monte, elle le sent durcir contre son bas ventre. Cette cuisine témoin de tant de choses va aujourd'hui de nouveau réunir leurs corps dans le plaisir. Dans un élan charnel, il la déshabille, elle se retrouve en quelques secondes nue au beau milieu de la cuisine, puis Nicolas l'assied sur le lave-vaisselle... mains posées vers l'arrière, pieds sur le lave vaisselle, elle écarte les genoux et s'offre à lui. Il décide de la faire languir, il caresse son sexe tout autour du clitoris, il lui caresse les lèvres et l'anus; il pince et caresse ses seins, elle se meurt de désir... elle le supplie de la toucher, de la faire jouir, elle se redresse et l'embrasse, se mordille les lèvres, alors qu’il continue de jouer….devenant impatiente, elle décide de se caresser mais il arrête son geste et la laisse languir de plus belle, cette relation de force qui l'empêche de se toucher l'excite énormément, l'attente de l'orgasme ne fait qu'augmenter son désir. En maître absolu, il décide de l’intensité et de la fréquence des orgasmes qu’il lui donne; elle se sent prête à partir, les caresses, les claques sur le clitoris, la pénétration de doigts se succèdent, c'est plus fort qu'elle, elle ne peut plus se retenir les sensations sont trop intenses... Elle part, son corps raide voudrait hurler, le plaisir l'envahit, cette puissance orgasmique, Annelie l'a vécue tant de fois avec Nicolas et elle ne s'en lasse pas, elle voudrait vivre dans cet état, en permanence...son corps se relâche. Elle se relève, descend du lave vaisselle embrasse son amant en lui quittant son pantalon et s'agenouille. La réaction est immédiate, sa langue parcourt son pénis qui durcit de plus en plus, lorsque le bout de son gland pénètre les lèvres légèrement resserrées d'Annelie, il pousse des petits soupirs de plaisir. Annelie adore prendre Nicolas dans sa bouche et dans ses mains, le lécher, le dévorer, jouer du bout de sa langue sur son prépuce, ses testicules, le long de sa verge tendue... Et lorsque son pénis se tend au maximum et qu'il commence à suinter, elle devient folle de désir.
Nicolas la remonte vers lui, les yeux mi fermés comme il le fait souvent quand il savoure le plaisir qu’elle lui donne, quand il veut calmer son désir, ou encore quand il réfléchit a ce qu'il va faire par la suite... Il l'entraîne dans la chambre à coucher, laissant dans la cuisine leurs habits éparpillés à même le sol, transformant la cuisine en un vaste champ de bataille. Annelie s'assied sur le bord du lit, il lui fait face, elle chausse des lunettes; il lui a avoué trouver sexy une femme qui porte des lunettes lors d’une pipe. Il a l'air satisfait, il la regarde le stimuler oralement. Le plaisir s'intensifie.... Il la bascule tendrement sur le lit et s'allonge a ses cotés, ils s'embrassent, ils se caressent, comme déjà dans un autre univers, ils ne suivent plus que leur désir charnel mutuel… allongé sur le dos, Annelie s'assied sur son visage, les mains sur ses hanches, il la fait bouger sur sa bouche, sa langue durcie joue avec son clitoris et la pénètre... elle s'accroche au dos du lit et part de nouveau dans un orgasme intense....de fellation en cunnilingus, d'orgasme en orgasme, le plaisir des sens atteint son apogée. A présent Annelie s'assied sur le ventre de son amant, lui tournant le dos, elle se penche en avant vers son pénis, elle lui offre ses fesses pour seule vue. Il les écarte, la caresse… elle lui serre la verge dans la gorge de ses seins et d'une langue pointue joue avec ses bourses et toute la région anale, il devient fou de plaisir. Ils se caressent mutuellement, le plaisir est intense, le désir de pénétration ne fait qu'accroitre de minute en minute... il pousse légèrement ses fesses pour qu'elle se retrouve assise sur son pénis et en reverse cow girl, elle le pénètre.. Doucement...très gentiment... elle bouge le bassin d'avant en arrière, délicatement, massant son pénis de son vagin, elle le sent au plus profond, elle le sent contre ses parois internes, le rouge lui monte aux joues, elle avait oubliée comme ce plaisir pouvait être si intense. Le va et vient continue, c'est si bon, elle voudrait que ça dure, elle se regarde dans le miroir chevaucher son amant, elle trouve ça très excitant. Ses seins bougent au rythme de son abdomen, de ses hanches… elle ne veut pas accélérer, elle ne veut pas qu'il explose. Pas maintenant… Il guide ses mouvements. Le plaisir s'intensifie et devient insoutenable, il est temps de se retirer... doucement elle descend et se couche à ses côtés pour l'embrasser, les caresses, jeux de doigts et de langues continuent. Elle trouve enivrant de sentir son propre gout sur les lèvres de son amant. La réalité disparait au rythme des orgasmes, Annelie n'en peut plus de se retenir, elle désir le bouquet final, elle chevauche Nicolas. La pénétration est rendue difficile, son point G est tellement gonflé par les orgasmes répétés qu’il obstrue légèrement le passage, sa verge sensible glisse doucement en elle, puis touche le fond de son vagin d'un mouvement sec. Le cœur d'Annelie s'accélère, sa respiration se fait courte et alterne entre apnée et essoufflements. Annelie fait l'amour à son amant d'avant en arrière et non de haut en bas pour mieux le sentir. Il ne tient plus, ça tombe bien, elle non plus... quelques mouvements supplémentaires et il crie dans un coït violent. Elle sent son pénis battre en elle, son vagin se resserre, ses muscles se tendent de nouveau et c'est l'ultime orgasme, l'apocalypse tant attendu.
Dans un ultime sursaut elle le rejoint, sa poitrine s'étale sur son torse, elle caresse son visage, elle est heureuse, il est bien. Les deux restent blottis un certain temps silencieux, comme pour savourer ce qu'ils viennent de vivre, comme pour savourer ce qu'ils avaient oublié...
Puis ils discutent de nouveau, les mots reviennent, les pensées reprennent leur fil. Annelie ose enfin lui demander s'il avait fait l'amour à d'autres femmes en son absence, mais il ne répond pas, il se cache derrière son "no comment" habituel, celui qu'il utilise pour ne pas la blesser et ne pas avoir à lui mentir. Elle aurait dû lui poser la question avant pour savoir s'ils avaient besoin d'un préservatif, mais elle n'en a pas eu le courage...
L'heure tourne, les deux amants doivent reprendre leur identité et retourner dans leur petite vie bien rangée. Nicolas referme la porte, Annelie se sent légère, heureuse, en vie... elle sait désormais qu'elle va attendre leur prochaine rencontre avec impatience. Ils se
sont attendus, mais leur intimité en a pâti, Annelie le sent… elle devra le reconquérir, le séduire de nouveau... elle veut lui suffire .... le jeu de la séduction va commencer.....