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Introduction

Le souvenir s'efface, se transforme, les écrits restent. Je voulais témoigner d'un moment de vie, un moment de passion, le partager, le faire vivre a travers quelques mots, quelques pensées profondes. Témoigner et dire la vérité sur ce qui se passe dans la tête, non pas de toutes les femmes, mais d'une femme en particulier. Que se passe-t-il lorsque cette femme mariée de 40 ans se lance dans des ébats amoureux et passionnés, lorsqu'elle décide de réveiller sa libido et se lance dans l'échangisme, lorsqu'elle fantasme... a quand remonte cet erotisme? Dans les romans tout est beau, ici, il y a aussi des maladresses. Que se passe-t-il vraiment dans la chambre et dans la tête d'Annelie? Pourquoi son mari ne lui suffit plus ? Comment recours t'elle à une aide extérieure réelle ou imaginaire? Amis voyeurs j'espère vous faire vivre des moments d'érotismes intenses, d'exhibition et de libertinage... Des mots qui laisseront libre cours à l'imagination... A bon entendeur....



mardi 29 novembre 2011

ch. 28 Mort d'un enfoiré




Au début du réveil de sa libido, Annelie rencontra Thomas, bel homme de pouvoir élégant et sensuel. Pas un seul instant elle ne s'imagina, qu'il pourrait lui faire subir ce qu'il lui fit subir! Une rencontre qu’elle voudrait n’avoir jamais vécue. Aujourd’hui, 3 ans plus tard, alors que Thomas vient de mourir, Annelie raconte enfin son histoire dans une oraison funèbre bien particulière:
"Aujourd'hui on t'enterre Thomas. Tu es mort, paix à ton âme espèce d’enfoiré! Je vais enfin pouvoir parler.
Je me souviens de ta main sur ma gorge et ce manque d'air qui loin de se rapprocher de l'apnée volontaire lors d'orgasmes m'a plutôt fait paniquer. Je me souviens de ton regard sadique, de mes cris étouffés quand tu forçais en moi. Rien n'effacera de ma mémoire ce petit sourire malicieux et sournois que tu avais lorsque tu as enfin fini m'abandonnant tremblante sur le lit, blessée et humiliée d'avoir tant pleuré, te suppliant encore d'arrêter. J'ai connu des douleurs, mais jamais de l'ampleur de ce que tu m'as fait. Peut être parce que je me sentais complètement impuissante, peut être parce que cette lutte inutile pour me dégager avait anéanti ma résistance au mal, ou peut être encore parce que ta violence était gratuite, égoïste. Je savais que l'on pouvait traiter une personne de la sorte, mais je ne me doutais pas que ça pouvait m'arriver, je me sentais si forte, je te voyais différent, Tu as réussi à me rendre impuissante, à me rendre infime et inutile, comme une bête blessée, je me suis recroquevillée.
Tu es arrivé déçu de mon apparence, au lieu de partir, tu as décidé de me le faire payer. J'aurais du me méfier, ce joli sourire ne cachait qu'une faim avide de cruauté, cette tête sympathique masquait la pourriture intérieure de ton âme, de ton être. Ton attitude de charmeur ne camouflait en fait qu'un désir d'imposer ta puissance sadique et égocentrique, ton désir d'humiliation de l'autre. J'aurais dû me douter de tes intentions malsaines quand tu m'as provoquée, j'entends encore tes paroles résonner et faire chavirer mon cœur "tu n'es franchement pas ce à quoi je m'attendais, mais puisque je suis la, voyons ce que tu vaux." J'aurais dû arrêter ce petit jeu, au lieu de m'en vouloir de n'être que ce que je suis, j'aurais du te foutre dehors mais m'aurais tu laisser? Qu’avais-je donc à prouver? Je ne comprenais pas que tu allais me faire si mal gratuitement, que tu allais me traiter comme tu l'as fait, je n'imaginais pas que l'on pouvait être violée alors que l'on était consentante au départ. Lorsque tu as agrippé mes cheveux à les déraciner pour t'enfoncer violemment dans ma bouche me donnant la nausée j'ai réalisé à grands regrets qu'il était trop tard, mais j'étais encore loin d'imaginer ce que tu allais me faire subir. Naïvement j'ai cru qu'en te prouvant que je valais mieux que mon aspect physique, tu allais me respecter. Mais J'ai fini par comprendre que tu n'étais vraiment pas ce que tu prétendais quand, de force, tu as écarté mes cuisses pour t'introduire en moi, serrant mon cou pour éviter que je me débatte, puis plus tard quand tu m'as retournée, impuissante face à ton emprise et que tu m'as déchirée. J'ai hurlé et tu as continué... Plus je criais, plus je te suppliais et plus tu me déchirais. Cette impuissance à t'échapper m'a traumatisée. Tes mains qui m'agrippent, le manque d'air, les douleurs violentes, la lampe qui tombe dans ma lutte pour me dégager, la tête écrasée contre le lit heurtant mes cervicales à chaque poussée, suppliante .... J'ai revécu tout ça de nombreuses fois en cauchemars. J'ai aussi souhaité maintes fois que l'on te fasse la même chose, bloqué par un gros noir qu'il te défonce sans pitié, qu'il t'enfonce son préservatif sec violemment, qu'il te déchire encore et encore alors que tu te débats impuissant, que tu hurles de douleur n'aspirant plus qu'à une chose: qu'il se retire et arrête de te torturer, de te sodomiser, qu'il arrête de te violer. Puis qu’il se retire violemment, te déchirant une ultime fois… Tu le méritais. Ça t'a fait bander de me voir souffrir enfoiré? Ça a renforcé ton fantasme de domination de me voir suppliante? Et bien en fait peut être qu'il y a une justice. Bafouée, humiliée, blessée je m'en sors bien 3 ans après, j'arrive à ne plus y penser, à ne plus trembler ou larmoyer en y pensant. Mais toi tu t’en sors moins bien, tu viens de crever! Penser à toi me donnait envie de vomir, mais tu vois aujourd'hui c’est différent, ta mort me fait plaisir! Mariée tu savais que je ne dirais rien, tu en as profité. J'ai eu honte à l'hôpital quand j'ai dû exposer ce que tu m'avais fait, honte que tout le monde se rende compte que je n'avais pas été à la hauteur, honte de m'être laissée embarqué dans cette histoire, honte que l'on me juge, honte tout court. Mais je n'ai rien dit, je me sentais coupable, j’étais coupable et je préférais oublier, me taire. Et puis comment expliquer que je t'ai invité chez moi pour baiser et que tu m'as violée? Aujourd'hui ta mort me libère, comme soulagée de cette peur que tu reviennes me faire du mal, que tu me ridiculises et m'humilies en te vantant. Mais, comment peut-on se vanter de tels faits? J'avais peur Thomas, peur de toi, peur des représailles, peur de faire du mal, aujourd'hui tu es mort Thomas, je n'ai plus peur. Le destin m'a enfin vengée. Paix à ton âme, espèce d’enfoiré, maintenant je peux oublier !


3 commentaires:

  1. non, pas de paix à son âme et s'il est un Enfer qu'il y soit damné, que les flammes lui lèchent les couilles et la queue jusqu'à n'être plus que néant ...
    Oubliez si cela est possible, n'ayez plus peur, prenez soin de vous !

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  2. Tu aurais pu intituler ton article "mort d'un violeur".

    Tiens toi fort

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  3. Merci pour ce témoignage courageux. Tu me terrifies. J'aurais un peu tendance à ouvrir ma porte . Ca fait réfléchir!
    Josepa

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