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Introduction

Le souvenir s'efface, se transforme, les écrits restent. Je voulais témoigner d'un moment de vie, un moment de passion, le partager, le faire vivre a travers quelques mots, quelques pensées profondes. Témoigner et dire la vérité sur ce qui se passe dans la tête, non pas de toutes les femmes, mais d'une femme en particulier. Que se passe-t-il lorsque cette femme mariée de 40 ans se lance dans des ébats amoureux et passionnés, lorsqu'elle décide de réveiller sa libido et se lance dans l'échangisme, lorsqu'elle fantasme... a quand remonte cet erotisme? Dans les romans tout est beau, ici, il y a aussi des maladresses. Que se passe-t-il vraiment dans la chambre et dans la tête d'Annelie? Pourquoi son mari ne lui suffit plus ? Comment recours t'elle à une aide extérieure réelle ou imaginaire? Amis voyeurs j'espère vous faire vivre des moments d'érotismes intenses, d'exhibition et de libertinage... Des mots qui laisseront libre cours à l'imagination... A bon entendeur....



jeudi 15 janvier 2015

ch. 37 L'apothéose





Dès tôt le matin Annelie reçoit des messages de Nicolas, elle peut lire son désir à chaque ligne, il l’excite à distance, son envie d’elle la comble et fait grandir à chaque seconde son envie de lui... un cercle vicieux... très vicieux même...


Le rendez-vous est fixé, ils se retrouveront dans 4 longues heures dans leur antre érotique, dans ce refuge qu’ils appellent depuis 3 ans déjà la tanière.

Ils arrivent à 5 minutes d’intervalle. L’envie de sexe transpire des pores de leur peau, mais ils restent civilisés et patients... ou presque... Annelie a préparé un thé, qu’elle pose sur la table à manger. Alors qu’elle s’approche, Nicolas, assis, la tire à lui et niche sa tête entre ses seins. Il dégrafe son soutien-gorge soulève son pull et prend son mamelon à pleine bouche. Elle ressent une douce chaleur s’installer au creux de son pelvis ; elle serre sa tête à deux mains et l’appuie légèrement contre sa poitrine comme elle maintiendrait un enfant qui tète et le laisse savourer... elle savoure, elle aussi d’ailleurs.

Il écarte les tasses chaudes, ôte son pantalon et sa petite culotte de dentelle  et lui demande de s’assoir sur la table. Assis sur la chaise en face d’elle, il contemple le sexe humide qui s’offre à lui. Annelie pose les mains légèrement derrière elle sur la table et balance la tête en arrière s’offrant entièrement à lui. Les pieds posés sur les genoux de Nicolas, elle balance légèrement la tête de droite à gauche, caressant ainsi le haut de ses épaules de ses cheveux soyeux.  Elle respire l’érotisme ambiant, le plaisir sous toutes ses formes. Il joue avec son clitoris de ses doigts, qu’il enfonce par moment dans son sexe humide. Paume tournée vers le ciel, ces  2 doigts qui entrent et sortent de son vagin stimulent d’une manière délicieuse son point G.
Des soupirs, de légers tremblements... elle savoure chaque mouvement et se redresse de temps à autre pour embrasser son amant sans qu’il ne cesse de la caresser. Puis, n’y tenant plus, il plonge le nez dans son sexe mouillé, sa langue, ses lèvres, son visage entier dévore et joue avec le sexe d’Annelie, elle ne tient plus, elle le veut tout entier, au fond d’elle, elle veut jouir fort dans une communion exaltante. Elle attrape la tête de son amant à deux mains et l’enfonce au plus profond de ses entrailles. Un orgasme s’empare délicieusement de son corps. Elle aime sentir l’orgasme monter et puis se diffuser. Elle savoure cet instant furtif, sachant qu’il n’y a plus de retour possible, qu’elle est entrain de partir emportée dans une vague de plaisir, aussi brève ou intense soit-elle. Il se relève, elle l’embrasse, lui retire son pull et déboutonne sa chemise. Elle caresse son torse et respire sa peau. 

Alors qu’il continue de se dévêtir, elle va s’allonger sur le lit. Elle sort de leur caisse à jouets deux instruments le « pure wand » pour elle, pour la stimulation optimale du point G et P... et le «pfunplug» pour lui ... de purs outils de plaisir spécialement conçus pour les anges rebelles...





Quand Nicolas entre dans la chambre, Annelie l’attend  les cuisses écartées, lascive, le sexe béant, les jouets et le lubrifiant à ses côtés. Il s’approche du lit, puis reste debout immobile les cuisses légèrement écartées ; Annelie allongée sur le dos, glisse sa tête entre ses cuisses et d’une langue acérée elle se met à le dévorer. Il s’enfonce dans sa bouche comme dans un sexe chaud, il y va et vient alors qu’elle tire légèrement ses bourses vers le bas. Puis, il plonge littéralement  dans son sexe la tête la première, elle le suce à pleine bouche pendant qu’il la pénètre de ses doigts, de sa langue, de son nez... elle le désire, deux doigts ne suffisent pas, elle le veut tout entier, elle veut le sucer, qu’il la baise dans tous les sens, qu’il la lèche, qu’il la pénètre de ses doigts, qu’il stimule chaque zone érogène... ils ne sont pas assez... où sont les renforts ?

Dans un élan pervers, Annelie saisit le pfunplug et l’introduit dans l’anus de son amant. Ça l’excite… Ça les excite... les sensations ressenties sont intenses... Nicolas prend l’autre jouet et le tend à Annelie. Elle l’enduit de lubrifiant lui aussi et le plonge entre ses cuisses. Après une brève résistance, l’objet du plaisir s’enfonce en elle, doux, lourd, chaud. D’une main elle le bouge délicatement pour masser son point G, de l’autre elle caresse son amant, qui gémit de plaisir. Il joue avec son clitoris et ne cesse de l’embrasser passionnellement. Elle sent sa raison la quitter, le désir s’emparer de son âme, le plaisir envahir son être tout entier. Hors de la réalité, transportée par l’instinct bestial, elle commence à bouger frénétiquement l’objet du désir. Objet qui s’expulse alors de son vagin avec violence. 
Une frénésie incontrôlable s’empare alors d’elle, un besoin dévastateur, une envie irrépressible. Elle voudrait que chacun de ses orifices  soit comblé de plaisir, chaque partie de son corps soit stimulée, elle veut exploser, partir, jouir fort, très fort, et ne plus redescendre. Ses apnées se succèdent et durent de plus en plus longtemps. Elle voudrait ne plus respirer du tout pour intensifier au maximum le plaisir ressenti. Plus rien n’existe, dans cet au-delà il n’y a pas de limites, pas de retenue, plus de tabous... l’envie de l’amour à plusieurs la hante, un sandwich, là maintenant. Elle saisit le « pure wand » et introduit le côté destiné au point P dans son anus. Annelie a déjà eu des rapports anaux, mais ce n’est d’habitude pas son truc. Cependant cette fois, guidée par le plaisir, la boule métallique qui s’enfonce en elle lui coupe le souffle ; et comme hystérique, transportée par une vague de désir surnaturel, elle prie Nicolas de s’enfoncer  en elle, d’enfoncer n’importe quoi en elle... qu’il assouvisse ce besoin intense, cette soif de jouissance. 
Il saisit un godemichet dans la boite à outils et le lui enfonce délicatement dans le vagin. Les gestes de Nicolas sont toujours délicats et attentionnés. Mais Annelie ne recherche plus le délicat à ce stade, elle prend le relais… elle saisit l’objet du plaisir qu’elle bouge fougueusement avide de plaisir. Aussi chimérique que cela puisse paraître, la scène est pourtant bien réelle. Annelie à bout de souffle est pénétrée de deux jouets qui vont et viennent frénétiquement dans ses orifices, elle voudrait un sexe de femme sur son visage ou le sexe d’un homme qui s’enfoncerait au plus profond de sa gorge. Et comble de l’apothéose, Nicolas stimule son clitoris d’un divin doigté. 
Annelie n’en peut plus, chacun de ses orifices est prêt à exulter, son clitoris est prêt à exploser… Elle sent son esprit l’abandonner, elle a vendu son âme au diable et Bon Dieu que ça lui plait, plus rien désormais ne l’arrête, plus rien... une bouffée de plaisir s’empare d’elle et lorsque son corps se soulève dans un ultime cri, la douleur qui irradie ses membres est intense, une décharge de milliers de volts lui traverse le corps, elle ne peut plus respirer, son cœur qui battait la chamade se fige prêt à exploser, ses oreilles bourdonnent, une envie de vomir intense la saisit, même si elle voulait tout stopper elle ne pourrait pas, elle fait face à l'irréversible, l’orgasme est à son paroxysme. Elle a l’impression de perdre tout contrôle, le monde se distance. Comment une telle violence peut-elle être  si délectable?  Toujours perdue entre l’enfer et le paradis, elle tremble et est prise de secousses, sa tête tourne... jamais elle n’avait été si loin, jamais elle n’avait ressenti une telle puissance orgasmique, jamais au grand jamais elle n’avait même imaginé qu’une telle chose puisse être possible. 
La contraction musculaire passée, elle retombe lourdement épuisée, vidée, immobile et friable. Un corps mort rempli d’amour, hébété, incrédule et coupable. Coupable oui, coupable d’égoïsme...

Puis l’incompréhensible se produit... ses yeux s’emplissent et des larmes coulent sur son visage... d’où viennent ces larmes ? Serait-ce des larmes de bonheur ? D’amour ? De souffrance ? D’épuisement ? De culpabilité ? Le manque d’oxygène ? Les apnées prolongées et répétées lui ont coupé le souffle, Annelie cherche encore de l’air, ses poumons brûlent. Son corps avachi ne répond plus aux impulsions de son cerveau. Les nerfs sur-stimulés se mettraient-ils en stand-by ? Comment fait-il pour la mettre dans de pareils états ? Cette bouffée de plaisir qui l’a littéralement asphyxiée ne serait-elle pas à l’origine de ces larmes incompréhensibles ?
Sans savoir pourquoi donc, Annelie pleure et libère cette tension en nichant son visage au creux du cou de Nicolas qui surexcité n’en revient pas. Jamais il n’avait vu Annelie dans un tel état. Jamais elle n’avait atteint ce degré de perversité ai-je envie de dire.

Ce sentiment de culpabilité qui l’envahit, lui déplait, groggy, elle réalise qu’elle a laissé tomber Nicolas, et qu’il est toujours en érection... culpabilité, car elle se demande comment elle pourra bien le satisfaire, elle est incapable de bouger... Nicolas la rassure, chanceux de vivre des moments d’une telle rare intensité, il savoure cette intimité. Il serre Annelie dans ses bras et la somme de se reposer et de rester tranquille. Son souffle chaud et irrégulier reprend doucement un rythme normal, son cœur se calme, bien loin du rythme effréné qu’il vient de subir. Il la caresse tendrement, puis intimement de nouveau.

Son corps anesthésié ne vibre plus. Et si elle était allée si loin que plus jamais elle ne puisse ressentir de douces caresses ? Un vent de panique l’emporte, mais se calme très vite lorsqu’elle réalise, que ces caresses sont en fait de plus en plus agréables et que ses cuisses de nouveau s’entrouvrent. Elle a envie de sentir son sexe dur contre la paume de sa main, envie de le caresser, envie de lui donner un plaisir immense. Elle saisit le godemichet qui traine toujours sur le lit et le met à vibrer contre ses bourses ; c'est à peu près tout ce qu'elle parvient à faire dans un effort surhumain. Lui se caresse avec délice d’une main en serrant Annelie bien fort contre lui et de son autre main il joue avec son clitoris qui ne cesse de gonfler. Les vibrations, les caresses, le plug, le sexe d’Annelie de nouveau humide, son souffle chaud entrecoupé de petits gémissements... Nicolas ne tient plus, et, dans une cambrure de reins grimaçante il part expirant le plaisir d’une rencontre sans précédent, libérant le nectar de l’apothéose puis retombe à son tour inerte. 
C’est dans cet état de débauche que nos deux amants s’endorment dans les bras l’un de l’autre, un bref instant, avant de repartir dans leur vie respective...

3 commentaires:

  1. Te revoilà. Il me tarde de lire cette histoire bien agencée ;-)

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  2. C'est grâce à toi Romy. Je te dédicace ce billet ... J'ai fait plus de paragraphes tu as remarqué ? ;) Tu devras cependant attendre encore un peu pour l'éjaculation féminine ... Mais j'y travaille ;)

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  3. woufff, quel récit! Merci de me dédicacer.

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